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L'apprenti
sorcier |
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Ils vont leur chemin et
entrent dans une grande forêt, où il trouvent une toute petite maison
cachée, où se tient un vieil homme. Ainsi fut-il décidé.
Et le père regagna sa maison dans les collines, où pendant une année
il vécut seul, cultivant des légumes dont il se nourrissait, et
qu’il vendait au marché, dans les villages des alentours. Quand le moment fut
venu, il se rendit chez le sorcier, où son fils l’accueillit avec
joie, car il ne l’avait plus revu depuis un an. En cours de route, ils
voient un couple de paysans, qui s’apprêtent à vendre leur cochon au
boucher. Le boucher prend le
cochon, rentre chez lui et va aussitôt chercher sa hache, pour le tuer.
Mais au moment où il va abattre sa hache sur lui, le cochon se met à
parler: Le boucher était fort
contrarié d’être tombé sur un cochon parlant. Bien qu’il s’en
soit toujours douté, il ne pouvait plus feindre maintenant d’ignorer
que les cochons, à beaucoup d’égards, lui ressemblaient, et que les
tuer n’était pas plus juste que de tuer les êtres humains. Le jeune homme reprend
alors sa forme humaine et va rejoindre son père. Le lendemain, c’est
la foire au bourg voisin. Sur la place se trouve un montreur d’ours,
qui fait faire à l’animal enchaîné toutes sortes de tours. «Je vais te
mettre une chaîne au pied, et tu feras tout ce que je te dirai, sinon,
tu auras affaire à moi », lui déclare le montreur d’ours. Le montreur d’ours écoute,
tête basse, car tout cela, il l’a déjà lu dans le regard des ours,
qu’il tient prisonniers. Quand ils se sont assez
éloignés, le jeune homme reprend sa forme humaine, salue son compagnon
de route, et reprend le chemin de sa maison. En traversant la forêt, il
vient à passer devant la demeure de son maître, le sorcier. Le maître ramasse des
limaces et les enferme dans un bocal, car il veut les utiliser pour
fabriquer du sirop contre la toux. Le sorcier, voulant échapper
aux objections du jeune homme, devient moineau et s’envole au loin. Mais le jeune
homme devient aussi moineau, et vole à sa poursuite. Voyant qu’il
n’est pas le plus fort, le maître se jette à l’eau et devient
poisson. Alors le jeune homme devient poisson à son tour et gagne
encore à la course. «On va voir ce
qu’on va voir», s’écrie le sorcier, et il devient aussitôt
une autruche, et se met à courir, de plus en plus vite, de plus en plus
loin. Le jeune homme reprend sa forme humaine et le regarde s'éloigner,
devenir de plus en plus petit, si petit qu’on ne le voit plus. Jamais il ne revint. Quand il eut rendu leur
liberté aux limaces, le jeune homme rentra chez son père, à la maison
dans les collines. De tout enseignement,
il faut pouvoir saisir Le maître
connaissait fort bien les animaux Jamais il ne dit mot,
convaincu de son droit. Et tant d’indifférence,
il se fit le serment,
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