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Humain, si demain, tu devais t’éveiller,
Dans un hangar obscur, soumis à la brûlure
D’un air que sature, les sanies des ordures,
Tu comprendrais combien, inique est ce destin.
Humain, si demain, dans l’effroi des ténèbres,
Oppressé par les cris, des poulets par milliers
Tu consumais ta vie, pourrais-tu demeurer,
Pour que t’emporte enfin, le funèbre convoi ?
Humain, si demain, suspendu par les pieds,
Tu regardais la mort, à pas lents s’approcher
Serais-tu assez fort, pour ne pas résister,
Et t’épargner au moins, l’ultime corps à corps ?
Humain, si demain, tu devais emprunter,
Leur chemin de misère, pour certain tiendrais-tu
Qu’ils ne ressentent rien, même au fond de l’enfer,
Les y rejoindrais-tu, en paix, l’esprit serein ?
Humain, ne l’oublie pas, demain poindra le jour,
De ton dernier soupir. Qui s’est porté garant,
Qu’un sort meilleur t’attend ? Au moment de partir,
Une idée te viendra : et si c’était mon tour ?

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